Faire entendre la voix de la jeunesse rurale !

Non, la jeunesse rurale n’est ni absente, ni silencieuse. Elle est là, active, inventive, profondément engagée. » C’est par ces mots que la ministre Françoise Gatel a ouvert une soirée consacrée à l’engagement des jeunes dans les territoires ruraux. Un temps d’échange fort, placé sous le signe de l’écoute et de l’action. Autour d’elle, plusieurs acteurs engagés ont apporté leur regard et leur expertise, notamment Cyril Cibert et Thibaut de Saint Pol, qui œuvrent au quotidien pour faire remonter la parole des jeunes et la traduire en politiques publiques concrètes.

Une ambition collective portée par l’État et les territoires

« Non, la jeunesse rurale n’est ni absente, ni silencieuse. Elle est là, active, inventive, profondément engagée. »
C’est avec ces mots forts que Françoise Gatel, ministre chargée de la Cohésion des territoires, a introduit une soirée entièrement dédiée à l’engagement des jeunes en milieu rural. Un moment d’écoute et de dialogue, marqué par la richesse des témoignages et l’ambition partagée de transformer ces paroles en actions concrètes.

Aux côtés de la ministre, Cyril Cibert et Thibaut de Saint Pol, tous deux engagés dans les politiques publiques en faveur de la jeunesse, ont rappelé l’importance de penser les territoires ruraux comme des lieux d’expérimentation, d’avenir et de réussite pour les jeunes, et non comme de simples zones à "désenclaver".

Dans le cadre d’une mobilisation interministérielle, plusieurs actions concrètes sont déjà mises en œuvre pour répondre aux aspirations de cette jeunesse et lever les freins à son épanouissement.

Développer le service civique en milieu rural : un levier d’inclusion et de valorisation

Dans des territoires parfois marqués par un déficit d’opportunités, le service civique représente une formidable chance d’engagement pour les jeunes. Il permet de s’investir dans des missions d’intérêt général (éducation, solidarité, environnement...) tout en développant des compétences personnelles et professionnelles.

Aujourd’hui, l’objectif est d’accroître le nombre de missions disponibles dans les zones rurales, de soutenir les structures locales dans leur capacité à accueillir des jeunes, et de garantir un accompagnement renforcé, notamment en termes de mobilité et de logement.

Renforcer l’accès à l’information via les relais jeunesse dans les Maisons France Services

La Maison France Services est bien plus qu’un guichet administratif : c’est un lieu de vie, de ressources et de conseils. En y intégrant des relais information jeunesse, l’État souhaite rapprocher les jeunes des dispositifs qui leur sont destinés (emploi, formation, logement, santé, citoyenneté, etc.).

Cela permet de lutter contre le non-recours, en rendant visibles et accessibles les aides et les opportunités existantes, et de renforcer l’autonomie des jeunes dans leur parcours.

Faire de la mobilité un droit effectif pour tous les jeunes ruraux

La mobilité reste l’un des principaux freins pour les jeunes vivant en zones peu denses. Accéder à un emploi, une formation, un service de santé ou une activité culturelle dépend trop souvent de la possession d’un véhicule ou de la proximité d’une grande ville.

Le gouvernement œuvre à renforcer les solutions alternatives : développement de lignes de transports à la demande, soutien à l’auto-partage solidaire, accompagnement à l’obtention du permis de conduire, ou encore valorisation des dispositifs de covoiturage pour les jeunes.

L’objectif est clair : que la mobilité ne soit plus un obstacle, mais un facteur d’ouverture et d’émancipation.

Garantir une orientation choisie, et non subie

L’égalité des chances commence par une orientation scolaire et professionnelle éclairée. Trop souvent, les jeunes ruraux sont confrontés à un choix réduit d’établissements, à un manque d’information ou de conseils personnalisés.

Le renforcement des réseaux d’orientation de proximité, la mobilisation des enseignants, des psychologues de l’Éducation nationale et des acteurs économiques locaux sont autant d’actions mises en place pour aider chaque jeune à construire son avenir en connaissance de cause.

Cela passe aussi par une meilleure valorisation des métiers utiles et porteurs présents dans les territoires : artisanat, agriculture, industrie verte, métiers du soin ou du numérique.

Considérer les territoires ruraux comme des lieux d’avenir

Enfin, l’État s’engage à changer le regard sur le monde rural : non pas comme un espace marginal, mais comme un vivier d’innovation, de solidarité et de développement durable.
L’installation de tiers-lieux, le soutien à l’entrepreneuriat local, les projets culturels ou encore les initiatives écologiques menées par et pour les jeunes démontrent la vitalité de ces territoires.

Les politiques publiques doivent accompagner cette dynamique en adaptant les dispositifs nationaux aux réalités locales, et en favorisant la participation active des jeunes à la construction de leur territoire.

"Mettons nos régions en lumière ensemble et avec passion..."

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